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Le ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere (CD&V) a estimé mardi, après son entretien avec le président congolais Joseph Kabila à Kinshasa, que la situation en République démocratique du Congo (RDV) n'est pas toute blanche ou toute noire.
"Je veux seulement des rapports normaux, ce qui ne veut pas dire que les relations sont cordiales (...) Je ne veux pas défendre l'une ou l'autre situation", a-t-il expliqué mardi soir.
La position du ministre est diamétralement opposée à celle de l'ancien ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht (Open Vld) sur le régime congolais. M. Vanackere entend ainsi marquer la différence en insistant, après trois jours de visite à Kinshasa, que la question n'est pas de faire un choix sur telle ou telle orientation, ni d'être pour ou contre le régime.
"Rien n'est jamais tout bon ou tout mauvais", a-t-il rappelé, soulignant voir du positif et du négatif en RDC. Il pointe ainsi, au rang des choses positives, le fait qu'il n'y a plus de guerre, les progrès dans le processus de Kimberley (lutte contre le commerce des diamants des conflits) et la certification des matières premières, ainsi que les avancées démocratiques qui ne peuvent pas être sous-estimées.
Mais ces progrès ne sont pas suffisants, a-t-il ajouté. Il a ainsi fait part mardi au président Kabila de plusieurs points préoccupants, comme notamment la fonctionnement défaillant de la Justice et l'impunité qui règne encore souvent dans le pays.
D'après M. Vanackere, Joseph Kabila a insisté sur la séparation des pouvoirs mais il a aussi tenu un plaidoyer contre l'impunité et a rappelé que 40% des détenus dans les prisons congolaises sont des policiers, des militaires et des personnes issues des services de sécurité.
La visite du ministre belge à Kinshasa prendra fin mercredi. Steven Vanackere partira ensuite à Lubumbashi où il restera la journée avant de s'envoler pour Bujumbura (Burundi) où il séjournera jeudi et vendredi. (belga/chds)


