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Un bateau transportant 330 migrants venus de Libye a accosté mardi soir à Lampedusa (sud de l'Italie), escorté par des garde-côtes, au lendemain de l'arrivée d'une embarcation similaire avec à son bord 271 migrants et 25 autres morts par asphyxie dans une cale.
Les réfugiés partis de Libye et parmi lesquels figuraient 50 femmes et quatre enfants avaient été entassés sur le navire en bois de 15 mètres de long.
Originaires pour la plupart de Somalie et du Nigéria, ils ont été escortés par trois vedettes des garde-côtes jusqu'à Lampedusa. Ils ont été conduits au centre d'accueil de la petite île du sud de l'Italie où se trouvent déjà environ 800 personnes.
Dans la nuit de dimanche à lundi, un bateau en bois de 15 mètres de long avait été intercepté par les garde-côtes, qui avaient secouru 271 migrants à son bord et découvert ensuite lors d'une inspection 25 cadavres d'hommes dont certains déjà en décomposition.
Selon les déclarations des rescapés, les victimes auraient été les premières à embarquer samedi à Tripoli et se seraient installées dans la partie inférieure du bateau, où elles ont été exposées durant des heures aux gaz d'échappement du moteur.
L'air serait devenu irrespirable et les malheureux auraient tenté de sortir, mais les migrants occupant le pont s'y seraient opposés en raison du manque d'espace.
Des milliers de personnes fuyant la Libye, la plupart des travailleurs immigrés venant d'Afrique ou des réfugiés des conflits de la région, sont arrivés au cours des derniers mois à Lampedusa, une petite île à mi-chemin entre les côtes africaines et la Sicile.
Des centaines d'entre eux se sont noyés: en avril, 250 migrants avaient trouvé la mort lors d'un naufrage au large de l'île. (belga)


