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Plusieurs milliers de personnes ont protesté à Berlin jeudi alors que le pape Benoît XVI prononçait un discours au Bundestag, mais la mobilisation est restée loin des 20.000 manifestants espérés par les organisateurs.
"Papa non grata", le slogan écrit sur une pancarte donnait le ton du rassemblement sur la Potsdamer Platz, l'une des principales places de la capitale allemande, qui a rassemblé 9.000 personnes, selon la police, et 10.000, selon les organisateurs.
"Dégage, vieil homme méchant", "Pope go home", pouvait-on également lire sur des pancartes brandies au sein de la foule rassemblée à l'appel d'un collectif de près de 70 associations homosexuelles, athées ou de victimes de maltraitances.
Une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes du sida, alors que l'Eglise catholique est toujours opposée à l'usage du préservatif. Des députés sociaux-démocrates (SPD), de Die Linke (extrême gauche) et des Verts, parmi la centaine d'élus qui ont boycotté le discours du Souverain pontife, se sont fait acclamer par la foule, en montant sur le camion noir qui ouvrait le cortège.
Salué comme un héros national au lendemain de son élection, Benoît XVI a vu sa popularité dans son pays d'origine s'effondrer depuis. L'Allemagne a enregistré en 2010 un nombre record de catholiques demandant à ne plus s'acquitter de leur impôt religieux afin de quitter l'Eglise.
Son image a notamment pâtit des scandales pédophiles qui ont secoué l'Eglise catholique l'année dernière, mais aussi de sa politique de réconciliation avec les intégristes de la Fraternité Saint Pie X, dont l'un des prélats, l'archevêque britannique Williamson, a nié l'existence de la Shoah. (belga)


