Arthur, Thomas, Anne et Benoît, les enfants de Xavier et Agnès Dupont de Ligonnès, avaient entre 13 et 20 ans lorsqu'ils ont été abattus de plusieurs balles de 22 long rifle chacun.
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Cela fait maintenant six mois que les corps des quatre enfants et de l'épouse de Xavier Dupont de Ligonnès ont été découverts sous la terrasse du domicile familial de Nantes et le père, principal suspect, demeure introuvable. Même si l'enquête pour retrouver sa trace piétine, la centaine d'auditions effectuées depuis le début de l'enquête ont permis d'apporter de nouveaux éléments accablants, rapporte Le Parisien. Et la plupart de ces nouveaux indices de la culpabilité de Xavier de Ligonnès ont pour le moins de quoi glacer le sang.
Un dîner dont le thème est chasse, arme à feu et silencieux
Une quizaine de jours avant les meurtres (commis entre le 3 et le 5 avril dernier), Xavier Dupont de Ligonnès a eu un comportement inquiétant au cours d'un dîner organisé à Nantes avec sa soeur Véronique, la fille de celle-ci et son gendre.
Ce soir du 21 mars 2011, un mois jour pour jour avant la découverte des corps, Xavier de Ligonnès a longuement évoqué le maniement des armes à feu avec son neveu par alliance, lui-même chasseur. Selon une source proche de l'enquête, de Ligonnès lui aurait même montré son fusil et demandé des conseils sur l'utilisation d'un silencieux.
Xavier de Ligonnès a également posé des questions au gendre de sa soeur sur la manière de se débarrasser au mieux d'un animal mort. Plutôt glaçant, lorsqu'on sait aujourd'hui que les corps des victimes ont été transportés depuis le deuxième étage de la maison jusqu'à la terrasse du jardin.
Il appelle ses anciennes maîtresses
Quelques jours avant les meurtres, Xavier Dupont de Ligonnès a appelé quelques anciennes "amies", révèle aussi l'enquête. Le suspect a téléphoné à une ancienne connaissance versaillaise moins de quinze jours avant le drame. Celle-ci raconte que Xavier désirait la revoir et lui avait signifié qu'il pouvait être en région parisienne dans les 48 heures. "L'amie", étonnée, a refusé la proposition du suspect, expliquant devoir partir en voyage.
A la même période, une autre ancienne maîtresse de Xavier de Ligonnès, vivant en Haute-Savoie, a reçu un appel similaire. Là non plus, la femme n'a pas souhaité le revoir.
Les somnifères du père de Xavier de Ligonnès
L'enquête a enfin mis en lumière que les somnifères que l'auteur a utilisé pour droguer les quatre enfants sont identiques à ceux que le père de Xavier de Ligonnès avait l'habitude de prendre avant sa mort.
Diabétique, Hubert, le père de Xavier, avait dû subir l'amputation de ses jambes avant de décéder en janvier 2011 d'une embolie pulmonaire. De Ligonnès se rendait régulièrement au chevet de son père, qui habitait en région parisienne.
Ces nouvelles révélations font évidemment penser au macabre e-mail du suspect dans laquelle il explique à sa maîtresse d'Asnières-sur-Seine vouloir "foutre le feu à la maison après avoir donné des somnifères à chacun".
Xavier Dupont de Ligonnès n'a plus réapparu depuis le matin du 15 avril, après avoir quitté à pied le Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens dans le Var (sud de la France) dans lequel il avait passé la nuit. (mdv)
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Xavier Dupont de Ligonnès photographié avec sa femme Agnès au cours d'une soirée country en 2007.
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