Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a accusé mardi Moscou de "prendre en otage" le British Council, contre lequel les autorités russes ont annoncé des sanctions.
"Ce n'est dans l'intérêt ni du Royaume-Uni ni de la Russie que des liens dans les domaines de la culture, de l'éducation et de la science soient ainsi pris en otage par des questions annexes" liées aux tensions diplomatiques entre les deux pays, a déclaré M. Miliband dans une déclaration écrite à la chambre des Communes.
Moscou a annoncé lundi des sanctions contre le centre culturel britannique British Council, dont le refus de délivrer des visas à ses employés, après la réouverture de deux antennes régionales du centre en Russie malgré une interdiction des autorités russes. "De telles menaces ne peuvent qu'aggraver les choses", a commenté M. Miliband, annonçant que Londres y répondrait "rapidement".
Le chef de la diplomatie britannique a réaffirmé que "comme le gouvernement l'a dit à plusieurs reprises aux autorités ruses, les activités du British Council à Saint-Petersbourg, à Ekaterinbourg et toute la Russie sont en parfaite conformité avec le droit russe et international". "Le gouvernement va étudier soigneusement ces dernières mesures prises par la Russie et va continuer à en discuter avec ses partenaires internationaux", poursuit le ministre. "Nous répondrons rapidement au gouvernement russe".
Le British Council a rouvert ses portes lundi à Saint-Petersbourg après les vacances du Nouvel An, suivant de quelques jours celui d'Ekaterinbourg, alors que le gouvernement russe, contestant leur statut juridique, avait réclamé leur fermeture en décembre. Le ministère russe a estimé que la réouverture de ces antennes régionales était une "provocation délibérée" visant à "faire monter les tensions dans les relations russo-britanniques".
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait pour sa part admis en décembre que la fermeture des antennes du British Council était une riposte aux mesures prises par Londres, dont l'expulsion de diplomates russes, après le refus de Moscou d'extrader le principal suspect dans le meurtre de Litvinenko. (belga)


