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Le gouvernement allemand a annoncé vendredi envisager de lancer une procédure pour faire interdire le parti néo-nazi NPD, dont était proche la cellule terroriste d'extrême droite soupçonnée notamment du meurtre de neuf étrangers.
Hans-Peter Friedrich, ministre de l'Intérieur
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Boris Rhein
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"La question d'une interdiction du NPD a évidemment été abordée. Un groupe de travail a été mis en place par la conférence des ministres de l'Intérieur régionaux, auquel participe aussi (le ministère) fédéral", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Hans-Peter Friedrich, à la presse à l'issue d'une rencontre avec son homologue de la Justice et les autorités régionales.
"Le NPD est un parti hostile à la Constitution, un parti honteux et qui n'a pas sa place dans notre système", a déclaré le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Hesse, Boris Rhein, qui préside actuellement la conférence des ministères régionaux.
Mais après l'échec d'une première procédure en ce sens en 2003, "il faut bien mesurer les risques. Si nous empruntons cette voie pour la deuxième fois, et que nous échouons une deuxième fois, cela serait une grande victoire pour le NPD", a-t-il averti.
L'Allemagne a été secouée la semaine dernière par la découverte d'une organisation criminelle d'extrême droite, "Clandestinité nationale-socialiste".
Cette cellule, qualifiée de terroriste par le gouvernement, était composée d'au moins trois membres, deux hommes retrouvés morts et une femme qui s'est livrée à la police. Ils sont soupçonnés d'avoir tué neuf personnes d'origine étrangère, dont huit Turcs, des petits commerçants âgés de 21 à 50 ans, dans différentes régions d'Allemagne entre 2000 et 2006. (belga)


