Bruno Le Maire et Josette Sheeran, directrice générale du Programme alimentaire mondial des Nations unies
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Bruno Le Maire, chargé du projet présidentiel de l'UMP, a estimé dimanche que la présidentielle "se jouera au coude à coude au second tour", en demandant à son camp de "garder son sang-froid" que les "sondages" pour le président Nicolas Sarkozy soient "bons ou mauvais".
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"Je n'ai pas changé d'avis sur cette campagne (présidentielle) qui sera longue, difficile et cela se jouera au coude à coude au second tour", a déclaré le ministre de l'Agriculture lors du "Forum" Radio J, au cours duquel il était interrogé sur les sondages qui s'améliorent pour le chef de l'Etat. Il a fait valoir qu'il fallait "garder son sang-froid lorsque les sondages sont mauvais et aussi garder son sang-froid lorsqu'ils sont bons".
Depuis plusieurs semaines, la cote de popularité du président Nicolas Sarkozy se redresse dans les études d'opinion. Ces sondages "me font plaisir bien entendu", a-t-il dit, en répétant qu'à ses yeux Nicolas Sarkozy était "le seul candidat" capable de "conduire" le pays en cette période de crise. Mais, a-t-il insisté, j'appelle chacun à garder son sang-froid, à se rassembler. Gardons notre mobilisation intacte!". "ll faut que nous soutenions le président de la République dans cette crise économique et financière aigue où tout peut arriver", a ajouté M. Le Maire.
A l'inverse, il a éreinté le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, qui fait preuve "d'incapacité à prendre des décisions fortes et cohérentes dans la période de crise où nous nous trouvons". Il a dénoncé ainsi "un flottement" du candidat PS sur "les dépenses publiques". "On passe d'un extrême à l'autre du jour au lendemain".
Interrogé sur la multiplication des chapelles au sein de l'UMP (droite sociale, populaire, rurale, libérale, humaniste, ndlr), il a jugé "très bien de reconnaître la diversité des sensibilités", mais estimé qu'on était "arrivé au moment où il faut (les) rassembler, faire une place à chacun, trouver un bon équilibre". Mais, a-t-il dit, au bout du chemin il y a un seul projet".
A propos de Dominique de Villepin, dont il était un proche conseiller à Matignon, M. Le Maire a souhaité qu'il ait "une place dans la campagne" de Nicolas Sarkozy. Alors que des rumeurs ont évoqué une proposition de circonscription à M. de Villepin pour les législatives, M. Le Maire a affirmé que ce n'était "pas en (lui) offrant des postes que (l'UMP) obtiendrait qu'il revienne à l'UMP" et participe à la campagne. "Ce qu'il demande, c'est qu'on fasse une place à ses idées". (afp)


