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L'ex-numéro deux Khmer rouge Nuon Chea, poursuivi pour génocide et crimes contre l'humanité, a dénoncé mardi devant le tribunal international de Phnom Penh les propos des procureurs, jugeant que leurs accusations étaient fausses.
"Tout ce qui a été indiqué dans les propos introductifs (de l'accusation) est faux", a-t-il déclaré.
"Ma fonction dans la révolution était de servir les intérêts de la nation et du peuple (...). L'oppression, l'injustice m'ont contraint à me dévouer au combat pour mon pays".
Nuon Chea comparaît depuis lundi avec l'ex-ministre des Affaires étrangères, Ieng Sary, et le président du "Kampuchea démocratique", Khieu Samphan. Les trois plus hauts responsables encore en vie du régime marxiste, tous octogénaires, sont accusés de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Le procureur a notamment diffusé des extraits d'un documentaire dans lequel Nuon Chea avait justifié, il y a quelques années, le massacre des "traîtres".
L'idéologue du régime a consacré mardi la quasi-totalité de son intervention à accuser le Vietnam voisin d'être responsable du chaos dans lequel le Cambodge a été plongé entre 1975 et 1979.
Quelque deux millions de personnes sont mortes, soit un quart du Cambodge de l'époque, au nom de l'utopie marxiste délirante de Pol Pot, qui a vidé les villes, aboli la monnaie et l'éducation scolaire, et généralisé le travail forcé, jusqu'à l'intervention des Vietnamiens en 1979. (belga)


