La mère d'Ingrid Betancourt au Venezuela pour rencontrer Hugo Chavez

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Par: rédaction
16/01/08 - 11h03

Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt retenue en otage par la guérilla des Farc depuis 2002, se trouvait mardi à Caracas où elle a déclaré espérer une rencontre mercredi avec le président Hugo Chavez, dont la médiation a favorisé la libération de deux femmes otages jeudi.

"J'espère le rencontrer demain. L'espoir de voir ma fille libérée repose sur le président Chavez", a déclaré Mme Pulecio mardi à la suite d'une rencontre avec des parlementaires vénézuéliens. Elle a annoncé qu'elle comptait rencontrer également mardi à Caracas le président de la Chambre des députés d'Italie, Fausto Bertinotti, avec d'autres parlementaires italiens, dans l'espoir de rallier leur soutien à un échange humanitaire d'otages contre des guérilleros incarcérés en Colombie.

En ce qui concerne la guérilla, "deux choses sont incompréhensibles pour le monde: les prises d'otages et les attaques contre certaines populations. La guérilla affirme qu'elle attaque des sites où se trouvent des militaires, mais cela ne signifie pas qu'aux alentours des civils innocents ne meurent pas", a dit Mme Pulecio. "La guerre est une monstruosité. Nous sommes agressés de partout car tant l'armée que la guérilla agressent", a-t-elle déploré.

La mère de l'ancienne candidate écologiste à la présidentielle colombienne, qui a été enlevée en février 2002 en même temps que sa collaboratrice Clara Rojas libérée jeudi, a dit ignorer qu'Ingrid Betancourt a pu être malade au point de devoir être transportée dans un hamac pendant de longues marches dans la jungle. C'est Luis Mendieta, colonel de police aux mains des Farc, qui a fourni cette information dans une lettre rapportée de la jungle par l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, elle-même libérée jeudi. "En une occasion j'ai pu parler avec Ingrid. Ils (ndlr: les guérilleros) nous transportaient en hamac", écrit Luis Mendieta dans cette lettre remise à sa famille lundi par Mme Gonzalez qui a rapporté des preuves de vie de huit otages dont elle a partagé la captivité, après son enlèvement le 10 septembre 2001. (afp)

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