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Hervé Morin, président du Nouveau centre, a officialisé dimanche à Berville-sur-Mer sa candidature à la présidence de la République. "Je vous ai réunis au coeur de ma Normandie natale pour vous faire part de ma décision d'être candidat à la présidence de la République", a-t-il déclaré devant ses partisans, le pont de Normandie en arrière plan.
Audace
"Certains jugeront que cet engagement est audacieux et il est audacieux", a poursuivi l'ancien ministre de la Défense qui est crédité dans les sondages de 0,5 à 1% des intentions de vote. Hervé Morin a placé sa candidature sous le signe de la "vérité, de la modernité, du progrès et de l'égalité".
"La vérité, parce que rien de solide ne pourra se construire sur le mensonge et la dissimulation", a déclaré le leader centriste en évoquant notamment la situation des comptes publics. "Moi, je vous propose une troisième voie", a-t-il lancé en évoquant sa proposition de porter la durée légale du temps de travail à 37 heures par semaine.
"Nouvelle société à inventer"
"La France est en train d'être bradée, soldée à des fonds d'investissement étrangers, comme un héritage qu'on est en train de liquider pièce par pièce. Notre République n'a d'autre choix que d'être exemplaire", a-t-il affirmé. Pour Hervé Morin, la modernité consiste notamment "à faire confiance et à responsabiliser" les Français en allant chercher les innovations là où elles se trouvent.
"C'est une nouvelle société qu'il faut inventer", a-t-il lancé. "Je serai le candidat qui refuse de laisser l'individu en tête à tête avec l'Etat, qui fait confiance aux corps intermédiaires, qui donne plus de pouvoir aux forces vives de la nation. Voilà l'idée neuve". Evoquant le débarquement de 1944 en Normandie, M. Morin a également appelé "à la résistance" contre "le conformisme, le fatalisme et le pessimisme" et contre "les candidats des haines et des peurs", sans citer le FN.
Remondialisation
"Il existe un chemin entre l'idéalisme béat et le repli sur soi", a-t-il dit en défendant "la diversité comme atout" et une "remondialisation" qui intègrerait "la réciprocité dans l'ouverture des marchés" ou "la taxation des mouvements de capitaux". Se posant en défenseur "des classes moyennes négligées par les politiques", il a ensuite énuméré ses priorités sur l'école, la santé, la défense des PME et une Europe fédérale.
Se présentant comme le candidat "des idées neuves", il s'est prononcé pour une "TVA emploi" (TVA sociale, ndlr), une égalité salariale homme-femme sous peine de sanction financière" ou "l'allongement de l'année scolaire" pour pouvoir consacrer "les après-midi à des activités artistiques ou sportives". "Je suis entré en politique parce que j'aime servir et que j'ai des valeurs. Ce sont ces raisons qui me poussent aujourd'hui aujourd'hui à être candidat à la présidentielle", a-t-il conclu. (afp/acx)


