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Les partis de l'opposition qui ont boycotté les élections législatives du 17 décembre ont affirmé mardi qu'ils ne reconnaissaient pas le scrutin, qui a donné une écrasante majorité au parti du président Ali Bongo.
"L'opposition gabonaise ne reconnaît pas la validité du scrutin du 17 décembre 2011" car "l'Assemblée nationale qui en est issue représente moins de 10% de la population", a affirmé Jules Aristide Bourdes Ogouliguende, figure de l'opposition et ancien président de l'Assemblée nationale, en lisant à la presse une déclaration des partis ayant boycotté le scrutin.
"L'opposition demande au peuple gabonais de rester mobilisé pour d'autres actions en temps opportun face à un tel bafouement de la souveraineté nationale". Interrogé sur ces actions, M. Ogouliguende a affirmé, menaçant: "Nous pensons à tout et lorsque nous disons à tout, c'est à tout".
Selon des chiffres donnés de source proche du ministère de l'Intérieur ainsi que par la presse et la télévision, le parti démocratique gabonais (PDG) du président Ali Bongo Ondimba obtient 114 des 120 sièges de l'Assemblée soit le meilleur score du parti depuis la suppression du parti unique en 1991.
Les résultats officiels devraient être annoncés jeudi par la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap). L'opposition s'est également montrée très critique vis à vis de la communauté internationale et surtout "des autorités françaises actuelles pourtant prompte à intervenir dans certains pays africains qui vivent les mêmes réalités que le Gabon". (belga)


