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Les autorités municipales et policières de Kinshasa ne laisseront pas l'opposant Etienne Tshisekedi prêter serment vendredi, comme il a prévu de le faire après s'être autoproclamé "président élu" de la République démocratique du Congo (RDC) après avoir rejeté les résultats de la présidentielle, a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga, à l'agence BELGA.
"On ne laissera personne violer la Constitution", a-t-il déclaré lors d'une courte visite à Bruxelles au lendemain de la prestation de serment du président réélu Joseph Kabila, investi mardi après avoir été déclaré vainqueur d'un scrutin marqué par des multiples irrégularités.
La Constitution congolaise de février 2006, remaniée en janvier dernier, stipule que le chef de l'Etat doit prêter serment devant la Cour suprême de Justice (CSJ), a rappelé M. Mende, qui est également ministre de la Communication.
M. Kabila a été réélu avec 48,95% des suffrages, contre 32,33% à son rival Etienne Tshisekedi, arrivé second devant neuf autres candidats lors du scrutin à un tour du 28 novembre, selon les résultats de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), confirmés le vendredi 16 décembre par la CSJ.
Le parti de M. Tshisekedi, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), a appelé les Congolais à se rendre vendredi à 10h00 locales (même HB) au stade des Martyrs, à Kinshasa, pour venir assister à la prestation de serment de l'éternel opposant, 79 ans depuis la semaine dernière. (belga)


