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Le débat sur la proposition de pénalisation de la contestation de tout génocide, dont celui perpétré contre les Arméniens en 1915, a démarré mardi matin dans une Assemblée nationale, en quasi état de siège.
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Plus d'un millier de personnes manifestaient déjà, plus d'une heure avant le début de la discussion, à proximité de l'Assemblée nationale, ceinturée par de nombreux cordons de police qui en bloquaient les accès.
Colère au sein de la communauté turque
Les manifestants, venus en bus de plusieurs villes de France dans la nuit et dont les tracts étaient signés du Comité de coordination des associations franco-turques de France, brandissaient des drapeaux français et turcs et des pancartes disant "l'histoire ne doit pas servir la politique", "la pêche aux voix ne doit pas se faire sur l'histoire d'un pays". Dans les tribunes de l'hémicycle, sous haute surveillance, avait pris notamment place l'ambassadeur arménien à Paris.
Proposition de loi
La proposition de loi, présentée par Valérie Boyer, députée UMP de Marseille où vit une forte communauté arménienne, vise à "réprimer la contestation ou la minimisation grossière" de tout génocide, dont le génocide contre les Arméniens dans l'Empire ottoman. Le texte prévoit un an de prison et 45.000 euros d'amende en cas de négation d'un génocide reconnu par la loi. Cette initiative a déchaîné la fureur des autorités turques qui ont menacé la France de multiples représailles, diplomatiques avec le rappel de son ambassadeur, et économiques, avec le gel de plusieurs importants contrats.
Tous les groupes politiques présents à l'Assemblée ayant donné leur aval à la proposition, celle-ci devait donc, en toute logique, être votée à l'issue de la séance de jeudi matin. (afp)


