L'ex-Premier ministre russe Mikhaïl Kassianov, passé à l'opposition, a dénoncé dimanche ce qu'il considère comme une "opération" des autorités pour entraver sa candidature à la présidentielle du 2 mars.
"Depuis que j'ai déposé les documents nécessaires à l'enregistrement de ma candidature à l'élection présidentielle, l'opération coordonnée des services du ministère de l'Intérieur et du ministère de la Justice contre moi en tant que candidat à la fonction de président de Russie s'amplifie très rapidement", a déclaré M. Kassianov dans un communiqué.
L'ex-Premier ministre du président russe Vladimir Poutine de 2000 à 2004 a évoqué des "pressions grossières contre des citoyens enregistrés officiellement auprès de la Commission électorale centrale" pour collecter des signatures pour sa candidature ainsi que contre des membres de son parti, l'Union populaire démocratique. "Les gens sont intimidés et menacés par des personnes se référant à des ordres venus de leurs supérieurs", a affirmé M. Kassianov en citant un grand nombre de régions, dans le communiqué diffusé sur son site internet www.kasyanov.ru.
"Toutes ces actions des forces de l'ordre montrent la faiblesse du pouvoir actuel qui, de toute évidence, a peur de la prochaine lutte ouverte pour la fonction suprême", a déclaré M. Kassianov. Il avait annoncé mardi avoir collecté les deux millions de signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle du 2 mars. Ces signatures ont été remises à la Commission électorale centrale qui doit en examiner la validité et annoncer la liste des candidats d'ici au 27 janvier.
Les candidats à la présidentielle qui ne sont pas soutenus par un parti représenté au Parlement doivent collecter plus de deux millions de signatures à travers la Russie, une véritable marathon pour de petites formations dont l'accès aux médias est très limité. (belga)


