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L'incertitude demeurait jeudi matin sur le sort d'Edith Bouvier, une journaliste française blessée mercredi aux jambes à Homs (Syrie), alors que les bombardements redoublaient jeudi matin, selon le quotidien Le Figaro pour lequel elle travaille.
Les blessures subies par Edith Bouvier nécessitent une intervention chirurgicale, car il semble qu'elle ait des fractures avec déplacements, a indiqué à l'AFP un responsable du Figaro qui est en contact avec les services du ministère des Affaires étrangères et la Croix Rouge pour parvenir à son évacuation.
De son côté, l'ONG Reporters sans Frontières (RSF) tentait jeudi matin de joindre ses contacts à Homs. "Comme les bombardements sont particulièrement intenses, personne ne peut monter sur les toits pour utiliser les téléphones satellitaires", explique un porte-parole de RSF.
Jeudi matin, les quartiers rebelles de la ville de Homs étaient de nouveau violemment bombardés par les forces du régime syrien pour le 20e jour consécutif.
Dans le quartier de Baba Amr, où ont été tués mercredi deux journalistes, le Français Rémi Ochlik et l'Américaine Marie Colvin, "on entend des explosions terrifiantes, effroyables", rapporte de son côté Hadi Abdallah, un militant local de la "Commission générale de la révolution syrienne".
"Aujourd'hui, nous n'arrivons pas à joindre une dizaine de militants, ni via Skype (téléphone par internet), ni via Thuraya" (téléphone satellitaire), précisait jeudi matin ce militant.(afp)


