Le chef du gouvernement italien Romano Prodi se soumettra mercredi à un vote de confiance devant la Chambre des députés à la suite de la défection d'un petit parti de sa majorité, ont annoncé mardi les chefs de groupes parlementaires.
"M. Prodi interviendra aujourd'hui (mardi) à 11h30 (10h30 GMT) devant la Chambre des députés et il parlera de la situation politique, puis il demandera formellement un vote de confiance", a déclaré à la presse Angelo Bonelli, chef du groupe parlementaire des Verts. Les déclarations sur les intentions de vote auront lieu mercredi à partir de 14h00 GMT et le vote à partir de 16h00 GMT, a précisé M. Bonelli.
Vérification
La décision de M. Prodi intervient après la défection du parti centriste catholique Udeur. M. Prodi veut par ce vote vérifier si l'Udeur va bien voter contre lui comme l'a annoncé lundi son leader l'ex-ministre de la Justice Clemente Mastella. "S'il y a un vote de confiance, nous voterons contre. L'expérience du centre gauche est terminée", a annoncé lundi l'ex-ministre de la Justice Clemente Mastella au cours d'une conférence de presse, confirmant une rupture définitive avec la coalition de centre-gauche.
Démission
M. Mastella avait annoncé mercredi dernier sa démission du gouvernement Prodi en raison d'une enquête judiciaire pour corruption ouverte à l'encontre de son épouse. Lui-même est visé par cette enquête pour le même délit mais l'information avait été connue après sa démission. Le soutien de l'Udeur est crucial pour le gouvernement au Sénat. Il compte en effet trois sénateurs à la chambre haute où la majorité ne tient qu'à un fil et où chaque vote est risqué pour le gouvernement, issu des législatives d'avril 2006 remportées de justesse par le centre-gauche.
Un vote très important pour la majorité était initialement prévu pour mercredi au Sénat sur une motion de défiance du centre-droit visant le ministre de l'Environnement Alfonso Pecoraro Scanio pour sa responsabilité supposée dans la crise des ordures à Naples. "La crise était déjà évidente dans les faits. Maintenant, il est indispensable et urgent de redonner la parole aux citoyens", a réagi l'ex-président du Conseil Silvio Berlusconi. Les prochaines législatives doivent théoriquement avoir lieu en 2011. (belga)


