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Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé lundi de suspendre la plupart de leurs sanctions contre la Birmanie, en particulier des restrictions à l'encontre de plus de 800 entreprises, tout en maintenant un embargo sur les armes.
"Afin de saluer et d'encourager le processus de réformes" en Birmanie, l'Union européenne "va suspendre les mesures restrictives imposées au gouvernement, à l'exception de l'embargo sur les armes qui sera maintenu", selon une déclaration adoptée par les ministres.
L'UE va suivre de près la situation sur le terrain et "répondre de manière positive aux réformes en cours", précise le texte, en soulignant que l'UE "continue d'attendre la libération inconditionnelle des prisonniers politiques encore détenus, et la levée de toutes les restrictions imposées à ceux qui ont déjà été libérés".
L'UE réclame aussi la fin des conflits ethniques et une amélioration des conditions d'accès de l'aide humanitaire. L'UE "veut désormais entrer dans une coopération active avec la Birmanie dans son ensemble" en reprenant son aide au développement, précise le texte, et envisage de lui accorder des préférences commerciales, sous réserve d'un feu vert de l'Organisation internationale du travail qui doit d'abord s'assurer qu'il n'y a pas de travail forcé en Birmanie.
Les sanctions européennes arrivaient à échéance à la fin du mois. Elles comprenaient notamment des interdictions de voyager et des gels d'avoirs à l'encontre de 491 personnes, qui avaient déjà été partiellement suspendues. Quelque 59 sociétés et organisations étaient également visées par des gels d'avoirs.
En outre, des restrictions commerciales et d'investissement visaient plus de 800 entreprises, actives dans le domaine de l'exploitation forestière, du secteur minier et du commerce de pierres précieuses. Par ailleurs, 52 entreprises contrôlées par la junte faisaient l'objet de restrictions en matière d'investissement.



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