Fadela Amara a "proposé" mardi de "concentrer les moyens" du plan "Espoir Banlieue" sur une centaine de quartiers "les plus difficiles", en y créant notamment plus de 45.000 emplois en trois ans, avant la présentation détaillée du plan début février par Nicolas Sarkozy.
"Pour éviter le saupoudrage des crédits, il faut se concentrer sur l'essentiel, les quartiers prioritaires (...), les quartiers les plus difficiles, une centaine environ qui nécessitent de la réparation et du suivi", a dit la secrétaire d'Etat à la Ville. Jusqu'à présent, Mme Amara avait évoqué une action sur une cinquantaine de quartiers.
Fixant les priorités au nombre de trois -emploi, éducation et désenclavement-, Fadela Amara a annoncé qu'elle "proposerait des dispositifs pour créer plus de 45.000 emplois en trois ans et réduire, dans le même temps, de 40% le chômage des jeunes en banlieue". Mme Amara n'a fait que des "propositions" sans en chiffrer le coût.
Tutorat
Concernant l'éducation, elle a préconisé un "suivi personnel" pour chaque collégien et lycéen par des "systèmes de tutorat", et la mise à leur disposition d'une "banque de stages" dans les quartiers prioritaires. Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, elle a proposé que la "priorité soit donnée au désenclavement des quartiers relevant de la politique de la Ville".


