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Vingt ressortissants étrangers, dont un Belge, sont en grève de la faim depuis dix jours à la prison centrale de Dubaï pour protester contre leur condamnation à plusieurs dizaines d'années de prison pour avoir émis des chèques en bois, selon "l'Express".
Lors de la crise de 2008, à Dubaï, de nombreux investisseurs se sont retrouvés sur le carreau et n'ont plus pu honorer leurs paiements. Or, dans cet émirat, la plupart des transactions s'effectuent par chèque. Et la sentence pour un chèque rejeté à la banque est une condamnation à trois ans de prison. En outre, les sentences sont cumulables.
Les revendications des détenus reposent sur une base juridique: l'article 88 de la loi fédérale, qui stipule qu'on ne peut être condamné qu'une seule fois pour un crime de même nature. Cependant, cet article n'est de facto jamais appliqué aux chèques en bois.
Les autorités ont promis aux prisonniers de faire remonter leurs doléances à qui de droit, mais Olivier L., un détenu belge, a relaté un incident curieux au quotidien anglophone des Emirats "The National". "Le représentant qui est venu discuter avec nous nous a prévenus que si nous écrivions une lettre commune, ce serait vu comme un crime contre le gouvernement. Il nous faut rédiger des lettres individuelles qui seront versées à notre dossier."
Olivier L. assure vouloir continuer à se battre. "Nous voulons être relâchés pour pouvoir régler nos problèmes. Faire un chèque puis être licencié et ne pas pouvoir l'honorer n'a rien de criminel. Nous voulons juste retrouver un travail et régler nos dettes."


