La bande de Gaza, soumise à un blocus par Israël en réponse aux tirs de roquettes, est confrontée à risque d'"effondrement total" de ses infrastructures, a averti mardi une porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Les mesures prises dans le cadre de ce blocus "ont un énorme coût humain et nous avons demandé à Israël de lever immédiatement toutes les mesures de représailles", a dit Mme Dorothea Krimitsas. "Il y a un risque majeur d'effondrement total de toutes les infrastructures."
Otages
"La population se retrouve otage de ce conflit" et souffre de ses "graves" conséquences, les hôpitaux devant notamment faire face à un manque de fournitures et d'électricité, a ajouté Mme Krimitsas. "Beaucoup de médicaments font défaut et leurs stocks doivent être reconstitués, sinon les hôpitaux devront fermer", a-t-elle mis en garde.
Les inquiétudes du CICR sont partagées par l'Unicef, l'agence des Nations unies pour l'enfance. "Nous sommes très inquiets de la situation des enfants à Gaza (...) les enfants sont toujours les victimes en temps de conflit", a dit la directrice exécutive de l'Unicef, Anne Veneman.
La capacité des hôpitaux à maintenir au frais les vaccins préoccupe tout particulièrement cette organisation internationale. Depuis jeudi, Israël, dont le sud du territoire a été soumis à une intensification des tirs de roquettes, impose un blocus total à la bande de Gaza. Mardi, le dispositif a été allégé avec le réapprovisionnement du territoire en carburant et l'envoi d'aide humanitaire.
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