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Deux militants de Greenpeace ont été interpellés mercredi après le survol et l'atterrissage d'un parapente à moteur sur le site de la centrale nucléaire du Bugey, dans le centre de la France, a-t-on appris auprès des forces de l'ordre et de l'ONG.
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Mercredi matin, pénétrant une zone aérienne interdite, un militant d'origine allemande a atterri sur le sol de la centrale nucléaire du Bugey, à une trentaine de kilomètres de Lyon, avec un parapente à moteur dont la voile est à l'effigie de Greenpeace.
Selon l'organisation de défense de l'environnement, l'engin a "survolé la centrale aux quatre réacteurs, le pilote a déposé deux fumigènes sur le dôme de l'un d'eux, puis s'est posé sur sol en déposant un nouveau fumigène".
"L'objectif de cette action est d'adresser un message aux deux candidats à l'élection présidentielle qui nient le risque du nucléaire. On voulait illustrer une agression externe, type chute d'avion. Ce survol illustre la vulnérabilité des sites français", a déclaré à l'AFP Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires au sein de Greenpeace France.
Détecté "très rapidement", le parapente à moteur était suivi "avant même qu'il ne survole la centrale", a déclaré pour sa part à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, précisant avoir eu connaissance "qu'il s'agissait d'un militant écologiste menant une action médiatique".
Le pilote de l'engin a été arrêté ainsi qu'une seconde personne à l'extérieur du site, qui selon les forces de l'ordre "pourrait avoir servi de guide au pilote de l'engin".



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