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L'accusation a requis lundi la perpétuité pour l'Indonésien Umar Patek, artificier présumé des attentats de Bali qui ont fait 202 morts en 2002 et arrêté début 2011 à Abottabad, ville pakistanaise où le fondateur d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, a été tué par l'armée américaine quelques mois plus tard.
Umar Patek
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"Nous recommandons que l'accusé Umar Patek soit condamné à la prison à perpétuité. Il a coopéré lors du procès et a dit regretter son crime", a souligné devant un tribunal de Jakarta-Ouest Bambang Suharyadi, représentant de l'accusation, pour justifier le fait que la peine de mort n'ait pas été réclamée.
L'accusation avait pourtant fait part, avant le procès, de son intention de requérir la peine capitale. Mais, lors de son témoignage le 7 mai, Umar Patek avait surpris en demandant "pardon" aux familles des 202 victimes, disant "regretter" les attentats. "Je regrette ce qui est arrivé car j'étais contre depuis le début", avait-il lancé, ajoutant n'avoir "jamais été d'accord avec les méthodes" des auteurs des deux explosions qui avaient soufflé un pub et une boîte de nuit dans la station balnéaire de Kuta, sur l'île indonésienne de Bali, le 12 octobre 2002. Deux cent deux personnes avaient trouvé la mort, dont 88 Australiens et 4 Français.
Patek, 45 ans, est la dernière figure à être condamnée pour les attentats de Bali, les plus sanglants dans l'Histoire de l'Indonésie.


