Arrivée de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton à Bagdad
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MISE À JOUR L'Iran et les pays du groupe 5+1 ont repris leurs discussions jeudi à Bagdad afin de parvenir à un accord pour lancer un processus de négociations permettant de régler la crise du nucléaire iranien, a constaté un journaliste de l'AFP.
Catherine Ashton et Said Jalili
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La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, et le chef de la délégation iranienne, Saïd Jalili, se sont rencontrés longuement mercredi soir.
Une nouvelle rencontre bilatérale entre Mme Ashton et M. Jalili ou entre leurs numéros deux est prévue jeudi matin avant une courte réunion plénière rassemblant l'ensemble des partie, a déclaré un membre de la délégation iranienne.
Mercredi, le groupe 5+1 (les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies: Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) a fait un ensemble de propositions, qualifiées d'"intéressantes" pour l'Iran par le porte-parole de Mme Ashton, comprenant notamment la question désormais centrale de la suspension de l'enrichissement d'uranium à 20%, selon les médias.
L'Iran a fait pour sa part des contre-propositions en cinq points. "Nos propositions sont basées sur le Traité de non prolifération, le principe de pas-à-pas et la réciprocité acceptés à Istanbul", a déclaré un responsable iranien sans les détailler.
Plusieurs médias iraniens ont accusé jeudi matin les grandes puissances de s'être alignées sur les positions d'Israël lors des discussions de Bagdad sur les moyens de sortir de la crise nucléaire avec l'Iran, et exprimé leurs doutes sur les chances d'un succès.
L'Iran critique un alignement sur l'opinion israélienne
"Les discours (des représentants des 5+1) lors des discussions ressemblent beaucoup à ceux du Premier ministre israélien (Benjamin Netanyahu) et de son ministre de la Défense" Ehud Barak, selon le correspondant de la chaîne de télévision en arabe Al-Alam présent à Bagdad.
Les chances de surmonter les divergences de position entre les deux parties sont "faibles" en raison du "manque de temps", a-t-il ajouté.
Les agences semi-officielles Fars et Mehr ont accusé dans des termes quasiment identiques à ceux d'Al-Alam les grandes puissances de s'être alignées sur Israël, ennemi déclaré de l'Iran qui a juré sa disparition, ce qui permet de penser que cette accusation a été soufflée aux médias iraniens par un membre de la délégation de Téhéran.
"Absence de réponse claire"
Ces trois médias ont également dénoncé "l'absence de réponse claire" des grandes puissances aux contre-propositions de l'Iran, Fars accusant les 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) de "jouer la montre" pour faire échouer les négociations.
"Les Américains mènent les discussions"
Al Alam a par ailleurs affirmé que "ce sont les Américains qui mènent les discussions et les autres suivent". La Russie, traditionnellement plus réceptive aux positions iraniennes que les Occidentaux, "émet quelques objections mais ne peut influer sur le cours des discussions", a encore indiqué la télévision.


