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L'Union européenne a annoncé qu'elle allait réduire cet été de 25% les effectifs de sa mission Eulex de police et de justice au Kosovo, une décision qui n'affectera pas la poursuite de la lutte contre le crime organisé et les enquêtes sur les crimes de guerre et les trafics d'organes.
La mission "Etat de droit" menée par l'UE au Kosovo est la plus grande mission civile jamais déployée par l'UE. Cet été, "un membre du personnel sur quatre va quitter la mission", a souligné le commandant des opérations civiles de l'UE, Hansjörg Haber, lors d'un point de presse à Bruxelles.
Les effectifs maximum passeront ainsi de 3.000 personnes à 2.250, dont 1.250 internationaux et 1.000 locaux.
"Beaucoup de progrès ont été réalisés" dernièrement au Kosovo, "les plus visibles dans le secteur des douanes", a-t-il précisé. C'est pourquoi "Eulex doit s'adapter et préparer son propre désengagement".
Les équipes judiciaires, en revanche, ne sont pas affectées par ces réductions de voilure. "Le Kosovo a toujours besoin d'aide, en particulier dans le domaine de la justice, de la lutte contre le crime organisé, les enquêtes sur les crimes de guerre, la corruption et la protection des témoins", a souligné M. Haber.
Les baisses d'effectifs se concentreront dans le domaine de la douane et de la police. Dans ces domaines, "les autorités kosovares devront prendre en charge davantage du travail".
Le désengagement d'Eulex sera progressif, ont souligné des sources proches de la mission. Le nord du Kosovo, où vit une population serbe qui rejette l'administration de Pristina, "reste un problème important", même si l'UE considère qu'il s'agit avant tout d'un problème diplomatique, a souligné un diplomate européen.
En matière de justice, Eulex a mené quelque 80 enquêtes et ses efforts d'investigation judiciaire ont déjà débouché sur 22 décisions de justice.


