Funérailles des victimes du massacre de Houla
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La Chine a demandé lundi une "enquête immédiate" sur le massacre qui a fait au moins 108 morts à Houla (centre de la Syrie), mais en se gardant d'en rendre responsable le gouvernement syrien comme l'a fait dimanche le Conseil de sécurité de l'ONU. De son côté, la Russie estime que les "deux parties", armée régulière syrienne et opposition, ont pris part au massacre qui a fait au moins 108 morts à Houla (centre de la Syrie), a déclaré lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
Le ministre chinois des Affaires étrangères Liu Weimin
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov
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La Chine "condamne vigoureusement" ce bain de sang et exige une "enquête immédiate sur ces faits ainsi que la recherche de leurs auteurs", a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Weimin.
M. Liu a également appelé à la mise en oeuvre complète du plan de paix en six points du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan. Une position que la Chine, alliée du régime de Damas, a régulièrement mise en avant ces derniers mois.
"Nous sommes là dans une situation où manifestement les deux parties ont participé", a déclaré quant à lui le ministre russe des Affaires étrangères M. Lavrov, à l'issue d'entretiens avec son homologue britannique William Hague, arguant de la présence de blessures à bout portant en plus des tirs d'artillerie.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné dimanche le gouvernement syrien pour le massacre de Houla.
Il a exigé que Damas cesse immédiatement d'utiliser des armes lourdes dans les villes syriennes rebelles et qu'il retire ses forces de ces villes, conformément au plan de paix de Kofi Annan, qui prévoit notamment un cessez-le-feu entré en vigueur le 12 avril mais qui est violé quotidiennement.


