© ap.
Les négociations entre le gouvernement et les dirigeants étudiants du Québec qui ont repris lundi à Québec ont été suspendues jusqu'au lendemain en fin de soirée, après huit heures de discussions.
Le premier des leaders étudiants à quitter le bâtiment où se sont déroulés les pourparlers, Léo Bureau-Blouin, s'est abstenu de tout commentaire, en se bornant à indiquer que les négociations reprendraient mardi à 13 heures locales (17h00 GMT). Il a pris ensuite un petit bain de foule au milieu d'un petit groupe de manifestants qui l'acclamaient tout en tapant sur les casseroles.
Non loin de là, une cinquantaine de manifestants a été encerclée par la police qui les arrêtait l'un après l'autre, en leur nouant les mains dans le dos avec des fils de plastique blancs pour les mettre à bord d'un autobus. L'itinéraire de leur marche n'avait pas été communiqué aux forces de l'ordre.
Le conflit étudiant avait été déclenché début février par une hausse des frais de scolarité, mais il a ensuite évolué avec l'adoption d'une loi spéciale limitant la liberté de manifester, vivement contestée par une partie de la société. Les étudiants ont demandé que les deux sujets soient mis sur la table de négociation, mais il n'était pas certain que la partie gouvernementale l'accepte.


