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Le médiateur international Kofi Annan, qui a rencontré mardi le président syrien Bachar al-Assad, lui a demandé des mesures "courageuses" pour mettre fin aux violences, quelques jours après le massacre de Houla condamné par la communauté internationale.
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M. Annan "a indiqué de façon franche à M. Assad sa conviction que le plan (de sortie de crise) en six points ne peut réussir si des mesures courageuses ne sont pas prises pour mettre fin aux violences et libérer les prisonniers", a rapporté le porte-parole de l'émissaire, Ahmad Fawzi.
Mais M. Assad a de nouveau rejeté sur l'opposition la responsabilité des violences, estimant selon la télévision syrienne que "le succès du plan dépend de la fin du terrorisme (...) et de l'arrêt de la contrebande d'armes". Depuis le début de la révolte en mars 2011, le régime syrien, qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation, assimile les opposants à des terroristes.
A son arrivée lundi en Syrie, M. Annan s'était dit "horrifié" par ce massacre qui a mis encore un peu plus en péril son plan de paix. La trêve instaurée théoriquement le 12 avril en vertu de ce plan semble de plus en plus caduque avec 19 nouveaux morts mardi dans la répression et de violents combats entre rebelles et soldats.
Outre la rencontre avec Bachar al-Assad, le médiateur s'est également entretenu avec des représentants de l'opposition. Il doit encore rencontrer le général Robert Mood, chef des observateurs de l'ONU et tenir une conférence de presse dans l'après-midi.
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