Homs sous les bombes (voitures des observateurs de l'ONU)
© reuters.
Au moins dix-huit personnes, en majorité des civils, ont péri mercredi dans des violences à travers la Syrie, où les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) se sont retirés de la région de Haffé (nord-ouest), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Les rebelles de l'ASL "se sont retirés" à l'aube de Haffé que les forces du régime ont reprise dans la foulée, a indiqué l'OSDH.
Ce repli est "tactique" et "vise à préserver la vie des habitants", soumis à de très violents bombardements depuis une semaine, a expliqué le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
L'OSDH avait fait état mardi de dizaines de blessés et de trois civils tués dans la localité même de Haffé.
Des observateurs de l'ONU qui tentaient mardi de se rendre à Haffé en ont été empêchés par des habitants d'un village voisin soutenant le régime du président Bachar al-Assad. Trois des véhicules de l'ONU ont essuyé des tirs.
Les autorités "ont ramené la sécurité et le calme dans la région de Haffé après l'avoir purgée des bandes terroristes armées qui ont terrifié les habitants", a indiqué de son côté l'agence Sana.
Dans le même temps, onze civils ont été tués dans la province de Homs: deux à Houla, huit autres à Rastane par des obus lancés sur cette ville, hors du contrôle du pouvoir depuis des mois, et un dans le village de Ghanto, selon l'OSDH.
Mardi, au moins 80 personnes avaient été tuées dans les violences: 57 civils et 23 soldats.



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