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Le chef de la droite grecque, Antonis Samaras, a appelé dimanche tous les partis pro-euro à rallier un "gouvernement d'union nationale" menée par son parti après avoir remporté les élections législatives, selon les premières estimations officielles.
"Nous appelons toutes les forces politiques partageant l'objectif de maintenir le pays dans l'euro (...) à participer à un gouvernement d'union nationale", a déclaré M. Samaras dans son premier point de presse après le scrutin au milieu d'une foule de ses partisans. "Le pays n'a pas une minute à perdre", a-t-il ajouté.
De son côté, Alexis Tsipras, le chef de la gauche radicale anti-rigueur, a reconnu sa défaite face à la droite aux législatives et décliné l'appel de son rival de droite, Antonis Samaras, à rallier une coalition d'union nationale.
"J'ai téléphoné à M. Samaras pour le féliciter, il peut former un gouvernement", a déclaré M. Tsipras, crédité de la deuxième place avec 27,1% des voix selon les premières estimations officielles. "Nous serons présents en tant qu'opposition, nous représentons la majorité du peuple contre le mémorandum", le plan de rigueur UE-FMI, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le leader socialiste Evangélos Vénizélos a conditionné dimanche son soutien à un gouvernement de coalition pro-euro avec la droite à la participation de la gauche radicale et modérée.
Le chef du Pasok, arrivé en troisième position au scrutin de dimanche, estime qu'un "gouvernement de responsabilité nationale suppose la participation" de plusieurs forces de gauche", dont la gauche radicale du Syriza.


