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Antonis Samaras, chef du parti grec de droite Nouvelle-Démocratie, a lancé lundi des consultations pour la formation qu'il espère "immédiate" d'un gouvernement d'union nationale
"Le consensus national est un impératif réclamé par tout le monde, il faut résoudre la question (de la formation d'un gouvernement) immédiatement", a dit M. Samaras, vainqueur des législatives de dimanche mais sans majorité absolue.
Le chef de l'Etat, Carolos Papoulias lui a confié en mi-journée un mandat "exploratoire" de trois jours pour former un cabinet d'union qu'il estime "impératif" dès lundi, et entamer des contacts avec les autres partis.
M. Samaras, 61 ans, a emporté le scrutin avec 29,66%, soit 129 sièges sur les 300 du Parlement face à son rival, Alexis Tsipras, 37 ans, chef de la gauche radicale antirigueur Syriza, qui a obtenu 26,89% voix et 71 députés.
"Je vais tenter de former un gouvernement de salut national avec les partis qui croient à l'orientation européenne du pays et croient à l'euro", a dit M. Samaras, se disant prêt à rénégocier le plan de rigueur imposé par les bailleurs de fonds internationaux.
Après s'être entretenu avec M. Samaras, son rival Alexis Tsipras a sans surprise affirmé que sa formation anti-austérité ne participerait à un gouvernement d'union sous la houlette de la ND. Les deux hommes n'étaient même pas parvenus à s'entendre pour un débat télévisé lors de la campagne.
"Le gouvernement doit être formé rapidement (...) avec la ND comme noyau dur car le peuple l'a choisi", a-t-il dit, soulignant que Syriza assumerait le rôle du parti principal d'opposition en "exerçant le contrôle sur le gouvernement".
M. Samaras rencontrera dans la soirée Evangelos Vénizélos, le chef du parti socialiste, PASOK, rétrogradé à la troisième place, avec 12,46% et 33 des sièges.


