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Plus d'un millier de partisans de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales de 2010-2011, se sont rassemblés lundi à La Haye, où siège la Cour pénale internationale (CPI).
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"Nous réclamons à la CPI la libération de Laurent Gbagbo", a déclaré Apollos Dan-thé, porte-parole du Comité de pilotage des actions de la diaspora ivoirienne (CPAD), organisatrice du rassemblement, selon lequel 8.000 à 10.000 personnes avaient fait le déplacement.
Selon la police locale, environ 1.000 manifestants se sont rassemblés sur un terre-plein proche du centre de La Haye, arborant pour la plupart les couleurs du drapeau ivoirien (vert, blanc et orange).
Venus de France, Belgique, Espagne, mais également des Etats-Unis et du Canada, les manifestants ont dansé au rythme de musiques africaines jouées par des artistes se succédant sur une scène dressée pour l'occasion.
La manifestation devait se tenir à l'occasion de l'ouverture de l'audience de confirmation des charges retenues contre l'ex-président, 67 ans, destinée à déterminer si les preuves rassemblées par l'accusation sont assez solides pour la tenue d'un procès.
Mais les juges de la CPI avaient décidé le 12 juin, suite à une demande de la défense, de reporter au 13 août l'ouverture de cette audience.
"Nous avons décidé de maintenir le rassemblement pour montrer que la mobilisation ne faiblit pas, et nous reviendrons le 13 août", a assuré Abel Naki, président du Cri panafricain, une organisation qui "se bat pour les droits de l'Afrique et des Africains".
Premier ex-chef d'Etat remis à la CPI, Laurent Gbagbo, écroué à la Haye depuis novembre 2011, est soupçonné par la CPI d'être "co-auteur indirect" de crimes contre l'humanité commis pendant les violences post-électorales de 2010-2011.
Son refus de céder le pouvoir à son rival élu, l'actuel président Alassane Ouattara, avait plongé le pays dans une crise qui avait fait 3.000 morts.



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