Le Premier ministre roumain Victor Ponta (à gauche) et son homologue autrichien Werner Faymann
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Confronté à un vaste mouvement de protestation des plus grands artistes roumains rejoints par des intellectuels français qui l'accusent de diktat, le Premier ministre roumain Victor Ponta s'est dit prêt vendredi à changer une décision contestée sur l'Institut culturel roumain (ICR).
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"La décision peut être changée s'il existe une meilleure solution", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec la presse étrangère, en référence à l'ordonnance d'urgence qui a modifié la mission et le statut de l'ICR, principal promoteur de la culture roumaine à l'étranger.
M. Ponta a toutefois exclu que l'ICR revienne sous la tutelle de la présidence, alors qu'il est engagé "dans une guerre politique" avec le chef de l'Etat Traian Basescu.
Des milliers d'artistes de renom dont les réalisateurs Cristian Mungiu, Cristi Puiu et Corneliu Porumboiu primés à Cannes, l'écrivain Norman Manea Prix Medicis en France, mais aussi l'éditeur français Paul Otchakovsky-Laurens (Editions P.O.L) ou l'écrivain Jean Mattern, ont signé une pétition dénonçant le mode "abusif et arbitraire" choisi par les autorités roumaines pour administrer la culture.
La cause de leur colère: la décision surprise du gouvernement, par "ordonnance d'urgence", de faire passer l'ICR sous l'égide du Sénat, qu'ils interprètent comme une reprise en main politique d'une organisation louée pour son efficacité dans la promotion des talents roumains à l'étranger.
L'institut était jusqu'à présent sous l'autorité symbolique du président de Roumanie.
M. Ponta avait alors justifié sa décision par une "politisation" de l'Institut, argument rejeté par les artistes de tous bords.



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