Erane et Andy ont disparu samedi d'une maison voisine de celle où a été faite la triste découverte.
MISE À JOUR
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Trois jours après la disparition d'Erane et Andy, deux cousins de 7 ans, à Eysines (Gironde) samedi, leur corps a été découvert ce mardi matin dans une piscine. La découverte a été faite dans le jardin d'une maison proche de celle où ils se trouvaient samedi.
Selon une source policière qui se trouvait sur place, les corps étaient dans la piscine, à l'eau "très sale", de la maison de la rue de l'impasse André Blanc où ils avaient été aperçus pour la dernière fois.
La piscine avait été inspectée
"La piscine apparemment avait été inspectée", a déclaré le procureur en évoquant des vérifications au moins visuelles, mais sans évoquer des recherches plus poussées. "Je ne peux pas imaginer que la piscine n'ait pas été sondée. C'est évident que l'enquête a dû commencer par cela", a déclaré la maire d'Eysines, Christine Bost, interrogée sur France 3 Aquitaine.
Toutes les hypothèses envisagées
Le procureur de Bordeaux a déclaré mardi que toutes les hypothèses restaient ouvertes, y compris "la thèse criminelle". "Nous avons découvert les corps des deux jeunes enfants dans la piscine de la maison où ils se trouvaient samedi en compagnie de leur famille", avant que leur disparition soit rapportée, a déclaré Claude Laplaud à Eysines, une ville en bordure de Bordeaux.
Sur les causes du drame, "on peut tout imaginer", a-t-il dit en précisant que "la thèse criminelle n'est pas exclue", après avoir indiqué que la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) était saisie et que les autopsies qui seront réalisées dans l'après-midi seraient déterminantes.
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Accident ou acte criminel?
Grâce à ces autopsies les enquêteurs pourront sans doute déterminer si les deux enfants, qui ont été retrouvés vêtus, "sont morts par noyade". Elle permettra donc aussi d'aider la police à déterminer s'ils ont été victimes d'un accident, ou d'un acte criminel.
Selon le procureur les corps des deux garçonnets âgés de sept ans ont été découverts vers 9h15 dans cette piscine qui n'était pas en service, située à l'arrière de la maison et remplie d'une "eau saumâtre". "La piscine apparemment avait été inspectée", a-t-il déclaré en évoquant des vérifications par les occupants de la maison et des enquêteurs, au moins visuelles.
Découverts par un policier
La piscine est entourée d'un grillage d'1,2 mètre. Un fonctionnaire de la police s'était présenté vers 9h15 mardi matin à la maison, où il devait dans le cadre de l'enquête prendre des photos. Selon le procureur, c'est lui qui a découvert "les deux corps flottant sur le rebord de la piscine à deux mètres l'un de l'autre".
Le procureur a expliqué que la thèse criminelle n'était pas exclue, mais pas non plus privilégiée et que la saisine de la police judiciaire avait pour but notamment la mise en disposition de ses importants moyens d'enquête, notamment scientifiques. La famille sera entendue, a-t-il précisé.
"Nous effectuons des constatations d'envergure sur la scène d'infraction, pour savoir ce qui s'est passé exactement", a pour sa part déclaré le chef de la DIPJ François Bodin.
Disparus depuis samedi
L'absence des enfants avaient été notée samedi en fin d'après-midi, entre 17h00 et 18h00 et des voisins ont rapporté à l'AFP que dès 18h00 des proches des deux enfants, issus d'une famille franco-ivoirienne, avaient commencé à les chercher.
D'importants moyens ont été depuis déployés, comprenant notamment 200 policiers, des agents municipaux, des pompiers spécialisés et des chiens pisteurs pour tenter de les retrouver, sans succès.
Ils voulaient aller nager
Une tante des enfants avait pour sa part raconté à l'AFP dimanche que les deux enfants avaient été réprimandés, dans l'après-midi de samedi, pour avoir joué trop près de cette piscine, sans autre précision.
Selon des proches cités par la police lundi, Erane et Andy, avaient par ailleurs manifesté leur frustration de ne pouvoir se baigner, ce qui avait déclenché des recherches comprenant aussi le lac de Bordeaux, situé à quelques kilomètres. Erane, originaire de Lorient, se trouvait de passage dans cette ville en banlieue de Bordeaux. Andy, pour sa part habitait Bruges, non loin d'Eysine, avec sa mère.
La police judiciaire était arrivée mardi sur place, vers 10h30, de même que le directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP), Pierre-Marie Bourniquel.



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