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Les pays de l'Otan ont mené mardi de premières consultations sur la Syrie, à la demande de la Turquie, condamnant fermement Damas pour avoir abattu un avion de combat turc, a indiqué le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, à l'issue d'une réunion extraordinaire du Conseil de l'Otan.
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"Nous considérons cet acte comme inacceptable et nous le condamnons dans les termes les plus forts", a-t-il déclaré devant la presse.
Le Conseil de l'Atlantique nord de l'Otan s'est réuni mardi matin à Bruxelles à la demande de la Turquie après la destruction de l'un de ses avions de combat par la Syrie. Elle s'est tenue à la demande de la Turquie qui a invoqué l'article 4 du traité de l'Alliance prévoyant que tout pays membre peut porter une question à l'attention du Conseil quand il estime que son intégrité territoriale ou sa sécurité est menacée.
C'est seulement la seconde fois depuis la création de l'Otan en 1949 qu'est évoqué l'article 4, la précédente ayant été en 2003, également à la demande de la Turquie, à propos de la guerre contre l'Irak. En 1990, Ankara avait toutefois été plus loin, invoquant préventivement l'article 5 - stipulant qu'une attaque contre un allié doit être considérée comme une attaque contre tous - ce qui avait entraîné le déploiement d'avions de combat, dont des Mirage belges, dans le sud-est de la Turquie.
"Nous n'avons pas discuté de l'article 5" cette fois, a déclaré M. Rasmussen.
Erdogan dénonce un "acte hostile et lâche"
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé mardi un "acte hostile" de la Syrie et "une attaque lâche du régime al-Assad" après qu'un avion de combat turc a été abattu vendredi par la Syrie.
"Il n'y a pas eu le plus petit avertissement, pas la plus petite note provenant de la Syrie. Ils ont agi sans rien faire de tout ça. Et après ils affirment sans honte qu'ils sont nos amis. Il s'agit d'un acte hostile", a déclaré M. Erdogan dans un discours, ajoutant: "Faire des commentaires pour disculper (la Syrie) de cette attaque lâche du régime (du président syrien Bachar) al-Assad n'est pas un comportement responsable."
M. Erdogan a encore déclaré que "l'avion turc abattu a violé 'par mégarde et pour une très courte durée' l'espace syrien".



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