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Le leader ultranationaliste serbe Vojislav Seselj a été condamné jeudi pour outrage à deux ans de prison par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Le tribunal lui reproche de ne pas avoir retiré de son site internet des informations confidentielles.
Le juge Stefan Trechsel vient de déclarer: "Vous ayant reconnu coupable d'un chef d'outrage au tribunal (...), la chambre (...) vous condamne à une peine de deux ans de prison". Il a fait sa déclaration en lisant un résumé du jugement, lors d'une audience publique à La Haye où siège le TPIY.
Le chef du Parti radical serbe (SRS) avait plaidé non coupable. Il a été condamné pour la troisième fois par le TPIY pour avoir divulgué des informations confidentielles concernant des témoins protégés qui avaient déposé à son procès pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.
Ces informations sont contenues dans des livres qu'il a écrits. Elles ont été trouvées également dans des documents confidentiels qu'il avait déposés dans le cadre de son procès et qu'il avait placés sur son site internet. Ces informations n'avaient pas été retirées du site malgré les injonctions du tribunal.
Le 31 octobre 2011, Vojislav Seselj, 57 ans, a été condamné à 18 mois de prison pour outrage après une première condamnation à 15 mois de prison en 2009.
Le 7 mars, une peine de 28 ans de prison avait été requise à l'encontre du leader ultranationaliste serbe, accusé de crimes commis en Bosnie et en Croatie entre 1991 et 1993 contre des civils non serbes, des Croates et des musulmans principalement.
M. Seselj, qui plaide non couplable, se défend seul. Son procès s'est ouvert en 2006.


