Le chambre du conseil de Neufchâteau a de nouveau confirmé jeudi, pour trois mois, le mandat d'arrêt d'Etienne Dedroog, inculpé du meurtre des époux Martin et Mia Blankaerts, propriétaires d'un gîte à Grandvoir (Neufchâteau). Après avoir séjourné dans le gîte aménagé dans l'habitation de ce couple de retraités, Dedroog les aurait étranglés, le 28 novembre dernier, avant de quitter les lieux avec leur voiture qui sera abandonnée à Bruges. En aveux des faits, il ne les a toutefois jamais vraiment expliqués.
Etienne Dedroog est aussi sous le coup d'une mise en examen (inculpation) en France pour une autre affaire criminelle, celle du meurtre de Véronique Crettaz, faisant l'objet d'une instruction à Valence. Véronique Crettaz avait été retrouvée égorgée dans son gîte, le 11 octobre dernier, à Bouchet (Drôme).
Après son inculpation pour le meurtre des époux Blankaerts, Etienne Dedroog est aussi apparu comme suspect dans la mort de cette autre tenancière de gîte chez qui il était notamment passé. Il a toutefois toujours nié une quelconque implication dans cette autre mort violente.
Les deux dossiers, belge et français, font l'objet d'instructions séparées, dans les pays respectifs. Les autorités belges ont toutefois mis Etienne Dedroog à disposition de leurs homologues français dans le cadre de l'enquête sur la mort de Véronique Crettaz.
L'audience de la chambre du conseil de Neufchâteau a aussi permis de faire le point sur l'instruction concernant le meurtre des époux Blankaerts. Un premier rapport d'un psychologue néerlandophone a été versé au dossier. L'expertise n'est néanmoins pas complète. Celle-ci a en effet été confiée à un collège de deux psychologues et deux psychiatres, avec à chaque fois un néerlandophone et un francophone. Les autres rapports devraient venir compléter le dossier pour la prochaine comparution d'Etienne Dedroog devant la chambre du conseil, prévue dans trois mois.


