Riyad Mansour, ambassadeur palestinien aux Nations Unies.
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La conférence de l'ONU sur un traité réglementant le commerce des armes a repris ses travaux mardi soir à New York après un compromis sur la participation palestinienne, ont indiqué des diplomates.
Cette réunion avait été officiellement ouverte mardi matin, avec 24 heures de retard, puis suspendue pendant plusieurs heures.
Les Palestiniens, de même que le Saint-Siège, estimaient "être en droit de participer à cette conférence", selon l'ambassadeur palestinien à l'ONU Riyad Mansour. Mais des pays comme les Etats-Unis et Israël s'opposaient à toute solution qui donnerait aux Palestiniens un statut supérieur à leur statut actuel d'observateurs.
Les Palestiniens ont tenté en vain en septembre dernier de se voir reconnaître comme Etat membre de l'ONU. Ils ont obtenu en octobre leur admission à l'Unesco. Finalement, les Palestiniens et le Vatican siégeront à la conférence dans les premiers rangs des délégations, mais en tant qu'observateurs, et ne demanderont pas à être reconnus comme Etats participants. Le Saint-Siège a cependant protesté en séance, affirmant que cet arrangement "ne devait pas créer de précédent", selon un participant à la réunion.
"En fait, ils (les Palestiniens) vont être assis juste avant le +A+ comme Afghanistan, au lieu de l'être après le +Z+ comme Zimbabwe, mais cela ne change pas leur statut", a expliqué un diplomate. "Au moins, la conférence peut se poursuivre", a-t-il ajouté, alors que la querelle "menaçait de saboter cette importante réunion". Les négociations doivent durer jusqu'au 27 juillet entre les 193 pays membres, afin de tenter de mettre au point un traité international sur le commerce des armes classiques (TCA).


