Les républicains attaquent Hillary Clinton

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Par: rédaction
25/01/08 - 08h41
John McCain.
Rudolph Giuliani.

Les présidentiables républicains ont concentré leurs attaques sur la démocrate Hillary Clinton jeudi soir, lors d'un ultime débat télévisé avant une primaire qui s'annonce cruciale en Floride mardi, faisant en revanche assaut d'amabilités entre eux.

Décalage

Le sénateur de l'Arizona John McCain, qui oscille entre la première et la deuxième place dans les sondages sur la consultation de Floride, a accusé Mme Clinton, une des favorites de la course à l'investiture démocrate, de vouloir "brandir le drapeau blanc de la reddition" en Irak, ce qui selon lui offrirait une victoire au réseau terroriste Al-Qaïda. A en croire M. McCain, ce serait d'autant plus impardonnable que les Etats-Unis "sont en train de réussir" en Irak.

"Je grille d'impatience" d'affronter Hillary Clinton, dont le programme est "tellement en décalage" avec les Américains, a déclaré l'ex-gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, au coude à coude avec M. McCain. "L'idée que Bill Clinton revienne à la Maison Blanche avec rien à faire, je n'arrive pas à l'imaginer", a également dit M. Romney. "Ce que nous voulons, c'est un président, pas un couple faisant équipe en se disant qu'ils vont diriger le pays", a-t-il ajouté.

Calme
L'équipe Clinton a riposté aux attaques républicaines en la disant "impatiente de débattre" avec celui qui serait son adversaire en novembre, "en exposant ses arguments pour un retour rapide et responsable des troupes et en détaillant ses solutions pour relancer l'économie et inverser les politiques de Bush".

D'accord pour approuver le principe de la guerre en Irak, à défaut de son exécution, d'accord pour prôner une politique fiscale fondée sur la baisse des impôts et la réduction des dépenses fédérales, les candidats républicains ont offert un contraste saisissant avec les violentes empoignades auxquelles s'étaient livrés les candidats démocrates lors d'un débat lundi soir.

Giuliani
Les présidentiables américains sont "des candidats formidables menant de très bonnes campagnes", a concédé l'ex-maire de New York Rudolph Giuliani, alors que les sondages semblent lui promettre mardi une défaite qui pourrait sonner le glas de ses ambitions présidentielles. M. Giuliani a néanmoins plaisanté qu'il avait "induit (ses adversaires) dans une tranquillité trompeuse", et qu'il serait en mesure de les battre sur le fil.

Rudolph Giuliani, qui était encore le favori du camp républicain il y a quelques mois, a virtuellement élu domicile en Floride depuis des mois et mise tout sur une victoire dans cet Etat multiculturel, après avoir fait l'impasse sur les premières étapes de la course à l'investiture, organisées dans de petits Etats conservateurs.

Les primaires de Caroline du Sud et de Floride sont les dernières avant le super-mardi du 5 février, qui verra une vingtaine d'Etats consulter les électeurs des deux partis.

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