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Un tribunal de Moscou a de nouveau refusé, lundi, de remettre en liberté trois membres du groupe de punk Pussy Riot arrêtées il y a quatre mois pour une "prière" anti-Poutine dans la cathédrale de la capitale russe.
Le tribunal municipal de Moscou a rejeté l'appel de Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina, qui encourent sept ans de prison pour "hooliganisme". Les trois jeunes femmes sont en grève de la faim depuis le 4 juillet pour protester contre la décision de la justice qui leur a accordé seulement cinq jours pour examiner leur dossier, une décision qu'elles jugent "illégale".
L'audience s'est déroulée en présence de plusieurs personnalités qui réclament la libération des jeunes femmes, dont le milliardaire russe Alexandre Lebedev, propriétaire des quotidiens britanniques The Independent et Evening Standard. "C'est une mauvaise décision, injuste et abusive", a déclaré M. Lebedev, qui avait signé -avec une centaine de personnalités russes- une lettre ouverte appelant à remettre en liberté les trois détenues.
Selon les avocats de la défense, le procès ne doit pas commencer avant fin juillet-début août. Les trois jeunes femmes sont en détention provisoire depuis plus de quatre mois pour avoir improvisé le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une "prière punk" intitulée "Marie mère de Dieu, chasse Poutine!", dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou.


