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L'ONG de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a réclamé mardi des "mesures immédiates" à la Grèce pour lutter contre une "vague montante de violences xénophobes" jusque-là impunies.
Nikolaos Michaloliakos, président du parti néonazi Aube Dorée (Chryssi Avghi)
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Militants du parti
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L'ONG a rendu public lors d'une conférence de presse à Athènes un rapport accablant, intitulé "La haine dans les rues", fondé sur les témoignages de 59 migrants et réfugiés pris à partie entre août 2009 et mai 2012.
"La violence xénophobe est de grande ampleur, choquante et notoire, mais nous ne voyons pas une réponse adéquate de l'Etat (...) l'inaction policière est la règle", et la peur règne chez les populations prises pour cibles, a dénoncé une chercheuse de HRW, Judith Sunderland.
Avec une "effrayante régularité", des "gangs de Grecs" souvent munis d'armes blanches agressent migrants et réfugiés dans les rues, les transports en commun et à leurs domiciles ou lieux de travail, sans épargner adolescents et enfants, affirme le rapport.
Même si le lien n'est établi qu'exceptionnellement par la police, et n'a pas été attesté par la justice, "des preuves suggèrent que des agresseurs sont membres, ou proches" d'Aube Dorée (Chryssi Avghi), mentionne l'ONG. Issue de la mouvance néonazie, cette formation s'est propulsée au Parlement avec 18 députés lors des législatives de juin.
HRW appelle le nouveau gouvernement qui allie droite, socialistes et gauche modérée, à des "mesures immédiates" dont une "condamnation publique" du phénomène, la mise en place d'une prévention policière et un réel suivi judiciaire.


