"Le gouvernement a donné instruction à la force publique de localiser les endroits où se trouvent les otages, de les encercler pour, une fois ceci réalisé, convoquer la communauté nationale et internationale afin de définir un processus humanitaire dans le but de leur libération", a déclaré le président colombien Alvaro Uribe.
Les Farc ont proposé un échange dit "humanitaire" entre 43 otages, dont Ingrid Betancourt, et 500 guérilleros emprisonnés. Comme préalable, la guérilla exige la démilitarisation de 800 km² dans le sud. Une condition refusée par M. Uribe.
Le président colombien Alvaro Uribe a ordonné ce samedi à l'armée et à la police de localiser et encercler les zones où la guérilla des Farc détient ses otages, afin de faire pression sur les rebelles pour enclencher un processus d'échange entre otages et guérilleros.
"Le gouvernement a donné instruction à la force publique de localiser les endroits où se trouvent les otages, de les encercler pour, une fois ceci réalisé, convoquer la communauté nationale et internationale afin de définir un processus humanitaire dans le but de leur libération", a déclaré M. Uribe.
Le président colombien, qui se trouvait à Mitu, localité de la jungle dans le sud du pays pour un conseil municipal communautaire, a affirmé avoir donné cet ordre depuis la mi-juin après la mort de onze anciens députés otages des Farc, dans des circonstances non élucidées.
M. Uribe a rendu hommage à l'"héroïsme des soldats et policiers" notamment dans la zone de Mitu où les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) sont très implantées, affirmant que leur courage "permettra d'avancer" vers la libération des otages. Il a affirmé que les forces de l'ordre "progressent dans la recherche des otages". "Avec l'aide de Dieu, pas à pas, arrivera le moment où nous verrons" les otages "revenir à la maison", a estimé M. Uribe.
Les Farc ont proposé un échange dit "humanitaire" entre 43 otages, qu'elles considèrent comme des prisonniers politiques dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, et 500 guérilleros emprisonnés. Comme préalable, la plus importante guérilla colombienne exige la démilitarisation de 800 km² autour des villes de Florida et Pradera, dans le sud.
M. Uribe a répété ce samedi son refus d'une telle condition dont il estime qu'elle mettrait en péril les habitants de ces localités et reviendrait à céder ce territoire aux Farc. Il a en revanche réitéré son appui à une offre de médiation de l'église catholique dans une zone neutre et rurale de 150 km², en présence d'observateurs internationaux. (belga)


