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La décision de l'Equateur d'accorder l'asile politique au fondateur de WikiLeaks Julian Assange "ne change rien", a déclaré jeudi le Foreign Office, soulignant que les autorités britanniques étaient dans l'obligation de l'extrader vers la Suède.
"Nous sommes déçus" par la décision de Quito, a indiqué le Foreign Office dans un communiqué. "Mais, conformément à notre législation, M. Assange ayant épuisé toutes ses possibilités d'appel, les autorités britanniques sont dans l'obligation de l'extrader vers la Suède. Nous nous soumettrons à cette obligation. La décision du gouvernement équatorien ne change rien à cela".
Le ministère britannique des Affaires étrangères a toutefois ajouté qu'il recherchait "toujours une solution négociée qui permette (aux autorités britanniques) de remplir (leurs) obligations dans le cadre du Traité d'extradition".
Quito a décidé jeudi "d'accorder l'asile diplomatique" à Julian Assange, considérant notamment que ce dernier "n'aurait pas droit à un procès équitable" s'il était extradé aux Etats-Unis après avoir été transféré en Suède, comme il dit le craindre.
Le fondateur de WikiLeaks, âgé de 41 ans, a épuisé tous les recours juridiques au Royaume-Uni contre le mandat d'extradition lancé par la Suède, où il est soupçonné de viol et d'agression sexuelle. Il est réfugié depuis le 19 juin à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il avait déposé une demande d'asile politique pour éviter son extradition.


