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La direction de la mine de Lonmin à Marikana, qui a sommé les mineurs grévistes de reprendre le travail lundi matin, a annoncé qu'elle ne demanderait pas à ses employés non grévistes de reprendre leur poste si la police considère qu'ils sont en danger.
"On ne demandera à personne de reprendre le travail si la police considère qu'il y a un danger de représailles" de la part des grévistes, a affirmé Simon Scott, un haut responsable de Lonmin, cité dans le communiqué de la firme publié dans la nuit de dimanche à lundi. Jeudi, la police a tiré sur un groupe d'environ 3.000 mineurs de fond en grève pour demander des augmentations de salaire. Trente-quatre ont été tués et 78 blessés.
Dans ce communiqué, "Lonmin a confirmé avoir demandé à ses 3.000 employés en grève illégale de reprendre le travail lundi 20 août, faute de quoi ils s'exposent à un possible licenciement". "L'ultimatum ne s'applique qu'aux foreurs et assistants foreurs qui ont lancé une action illégale le 10 août", précise la firme. Les 25.000 employés et les 10.000 temporaires "qui ne sont pas en grève mais qui n'ont pu travailler à cause de la violence" pourront reprendre le travail sous protection de la police.
"Nous avons un long chemin à faire pour rétablir la confiance et essayer de retrouver la sérénité après ce qui est arrivé, mais ceux qui nous font confiance et veulent travailler méritent qu'on leur donne cette chance", a ajouté M. Scott.


