Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le président finlandais Sauli Niinistö
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Le président finlandais Sauli Niinistö a estimé mardi qu'abandonner l'euro n'était "pas du tout une solution" pour régler la crise économique que traverse la zone.
"Il n'y a pas de solution rapide et facile à la crise européenne. Ou, du moins, je ne suis pas en mesure d'offrir quelque chose de genre", a affirmé M. Niinistö dans un discours devant des ambassadeurs à Helsinki.
"L'UE doit s'efforcer de faire tout ce qui est en son pouvoir pour résoudre les problèmes. Quitter l'euro n'est pas du tout une solution", a-t-il estimé.
Ce discours intervient quatre jours après des propos controversés de son ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja, qui avait affirmé qu'il fallait se "préparer ouvertement à la possibilité d'un éclatement de la zone euro". Ce ministre a été très critiqué pour son imprudence par les partisans de l'euro en Finlande.
"Nous avons jusqu'ici géré nos propres affaires relativement bien et il n'est pas déraisonnable de demander la même chose de la part des autres", a souligné le président.
Mais "la Finlande doit être prudente. Cela, le gouvernement l'a souligné. Nous ne pouvons pas nous permettre une politique arrogante et pleine de suffisance, pas plus que nous laisser marcher dessus", a-t-il affirmé.
La Finlande, dernier pays de la zone euro à conserver la meilleure note d'endettement (triple A) avec une perspective "stable" chez les trois grandes agences de notation internationales, insiste régulièrement pour que les économies du Sud de l'Europe poussent plus loin leurs réformes.



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