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Les troupes belges déployées dans le nord de l'Afghanistan ont été jusqu'ici peu touchées par les "restrictions" imposées par l'Otan pour les opérations conjointes avec les forces afghanes, a indiqué vendredi le ministère de la Défense.
Le camp militaire de Kunduz (nord de l'Afghanistan) abrite quelque 125 Belges, répartis en deux équipes d'environ 90 instructeurs encadrant un "kandak" (bataillon afghan) et un état-major de brigade sous le vocable de "Military Advisory Team" (MAT), alors qu'une trentaine d'autres militaires sont intégrés au sein d'une Equipe provinciale de Reconstruction (PRT) dirigée par l'Allemagne.
Tant les membres du PRT que les instructeurs belges sont sortis au cours de la semaine écoulée du camp afin d'accompagner, selon le cas, des troupes allemandes ou le bataillon afghan, a indiqué un porte-parole du ministère lors de son point de presse hebdomadaire consacré aux opérations à l'étranger.
Selon lui, "on est loin de ce qu'écrivait le 'Standaard'", qui avait affirmé mercredi que les instructeurs belges de Kunduz étaient "presque sans travail" en raison de nouvelles directives du commandement de la force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf, dirigée par l'Otan). Ces consignes limitent les opérations conjointes avec les forces afghanes après avoir la mort de 51 soldats alliés tués depuis le début de l'année par des policiers ou soldats locaux.
Une porte-parole militaire avait indiqué mercredi que les missions à l'extérieur des cantonnements restaient possibles, moyennant une dérogation du commandement régional nord (RCN) de l'Isaf, dirigé par un général allemand.


