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Les Suédois s'engageaient samedi en faveur d'Hadille, une fillette âgée de 2 ans, abandonnée et placée en bas âge dans une famille d'accueil suédoise à la suite de mauvais traitements, menacée d'expulsion vers la France.
La fillette, née en Suède mais de nationalité française par sa mère qui a disparu lorsqu'elle avait 20 jours, a toujours vécu dans le sud de la Suède et n'a aucun lien avec la France, a souligné la mère de la famille d'accueil, Malén Liewehr, dans l'édition électronique du tabloïde Expressen.
L'Agence des Migrations, qui a statué sur ce cas le 18 juin, estime qu'Hadille a plus de chances de retrouver sa mère en France qu'en Suède et que son parcours ne permet pas de faire une exception à la règle.
A 15h30 GMT, plus de 22.000 personnes avaient signé la pétition sur internet pour "stopper l'expulsion d'Hadille".
La classe politique s'engage également dans cette affaire. La porte-parole des Verts, Aasa Romson, a qualifié la décision d'"absurde", dans l'édition électronique du tabloïde Expressen. Un porte-parole du parti des Démocrates de Suède (extrême-droite), Björn Söder a indiqué à l'agence de presse TT que "dans certains cas, on devait pouvoir faire des exceptions".


