Ban Ki-Moon et le Premier ministre slovaque Robert Fico.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon a estimé que la future mission européenne au Kosovo était une "question européenne", lundi lors d'une visite officielle à Bratislava.
"C'est basiquement une (...) question européenne et donc en étroite coopération avec les pays concernés, l'Union européenne en prend la responsabilité première", a-t-il dit. Il a ajouté qu'il agirait lui même "en temps voulu" dans le respect des vies humaines. "Je peux vous assurer qu'en temps voulu, je lancerai une action responsable en tant que secrétaire général des Nations Unies", a-t-il dit sans autre précision.
Mission européenne
M. Ban Ki-moon a ajouté avoir "pris connaissance des intentions de l'Union européenne de déployer une mission" pour instaurer un état de droit au Kosovo et ajouté sans autre commentaire qu'il comptait discuter de ce dossier avec des représentants européens et avec les parties concernées.
Les Européens ont bouclé lundi les préparatifs d'envoi au Kosovo de près de 2.000 personnes pour piloter l'indépendance, même s'ils évitent encore de donner leur feu vert formel afin de préserver les chances de réélection, dimanche, du président serbe sortant Boris Tadic.
Pas de solution équitable
Pour le président slovaque, il n'y a "aucune solution objective au Kosovo qui soit équitable pour les deux parties". Mais la Slovaquie, n'irait pas contre les décisions prises au niveau européen, a dit M. Gasparovic. La Slovaquie fait partie des pays européens qui ne sont pas favorables à une déclaration d'indépendance unilatérale au Kosovo, en partie notamment à cause des possibles répercussions sur les plus séparatistes de sa propre minorité hongroise.


