John McCain.
Mitt Romney.
Rudolph Giuliani.
Les deux principaux candidats à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine de novembre, John McCain et Mitt Romney, s'affrontent ce mardi à l'occasion d'élections primaires en Floride qui pourraient sonner le glas des ambitions de Rudolph Giuliani.
Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 locales (12H00 GMT) dans cet Etat du sud-est, pour le dernier test électoral avant le "méga-mardi" du 5 février quand une vingtaine d'Etats entreront à leur tour dans la danse.
La Floride, Etat le plus peuplé à se prononcer depuis le début du processus de sélection des candidats à la Maison Blanche, risque d'être fatale à l'ancien maire de New York qui a pratiquement tout misé sur cet Etat pour s'imposer dans le camp républicain. Malgré des sondages très défavorables, Rudolph Giuliani refuse de s'avouer vaincu et a fait part de son optimisme, persuadé que sa stratégie était la bonne. "C'est une primaire importante. Nous nous attendons à la gagner", a-t-il assuré ce mardi sur CNN.
Un sondage de l'institut Zogby International donnait une avance de 4 points à M. McCain avec 35% des intentions de vote contre 31% à l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney. Selon ce sondage, M. Giuliani et l'ancien gouverneur de l'Arkansas (sud) Mike Huckabee, sont au coude-à-coude avec 13% des intentions de vote.
M. McCain a reçu ces jours derniers le soutien de poids du populaire gouverneur de l'Etat, Charlie Crist, et du sénateur d'origine cubaine Mel Martinez, personnalité influente au sein de l'importante communauté cubano-américaine de Floride. Le sénateur de l'Arizona s'est déclaré "confiant" lundi sur CNN tout en estimant que "le scrutin serait serré".
MM. McCain et Romney ont multiplié les piques ces jours derniers, s'affrontant notamment sur les terrains de l'économie et de la sécurité. Le millionnaire Romney a reproché à M. McCain "de ne rien comprendre à notre économie". Pour sa part le sénateur de l'Arizona, héros de la guerre du Vietnam où il a passé cinq ans et demi dans un camp de prisonniers, a déclaré que "si nous avions fait ce que le gouverneur Romney a suggéré, Al Qaïda célébrerait aujourd'hui une grande victoire".
Le vainqueur du vote devrait bénéficier d'une dynamique en sa faveur pour la série de primaires et de caucus du 5 février. Parmi les 21 Etats où auront lieu des consultations figurent la Californie, New York, le New Jersey et l'Illinois. Avec plus de 18 millions d'habitants, la Floride est le quatrième Etat le plus peuplé des Etats-Unis. Elle sera représentée par 57 délégués à la Convention républicaine de Minneapolis en septembre. La Floride aurait dû envoyer 114 délégués à la Convention, mais la direction nationale du parti républicain a sanctionné les instances locales du parti en raison d'un différend sur la date des élections. Selon les règles du parti, la Floride n'était pas autorisée à organiser ses primaires avant le 5 février.
Le même problème s'est posé du côté démocrate et la direction du parti s'est montrée encore plus sévère. L'état-major national du parti a décidé de ne pas prendre en compte le vote de cet Etat et aucun délégué démocrate ne siégera à la Convention du parti.
Hillary Clinton, qui en décembre devançait très largement tous ses rivaux dans les sondages de Floride, a déclaré vendredi qu'elle souhaitait que soient pris en compte les délégués de cet Etat, de même que ceux du Michigan, Etat également sanctionné par la direction nationale démocrate, et où, seule candidate, elle l'avait emporté. Aucun autre candidat démocrate n'a fait campagne en Floride. La Floride devait désigner 210 délégués à la convention démocrate. (afp)


