L'indépendance de la presse est mise à mal par le régime socialiste de Hugo Chavez au Venezuela, dénonce l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HWR).
L'organisation internationale revient sur la polémique autour de la disparition de la chaîne Radio Caracas Television (RCTV), la plus ancienne et populaire du pays, dont M. Chavez a refusé de renouveler la licence l'an dernier pour avoir soutenu un coup d'Etat avorté contre lui en avril 2002.
"Ni l'accusation sur le rôle de la chaîne (dans le coup d'Etat) ni les soi-disantes irrégularités dans les normes de transmission n'ont jamais été prouvées", signale le rapport. Pire encore, le dirigeant socialiste "a répondu de façon répétée aux couvertures critiques en menaçant les chaînes de télévision de leur faire perdre leurs droits de diffusion dès la fin de leur concession", souligne HWR.
La fermeture de RCTV, réapparue depuis sur le câble, avait provoqué une levée de bouclier à l'étranger, mais aussi au Venezuela, où le chef de l'Etat a perdu en décembre dernier un référendum, qui lui aurait permis de supprimer le droit à l'information en cas de crise.
Dans son chapitre de cinq pages consacré au pays, le rapport de HWR déplore aussi l'"interférence (du pouvoir) dans les élections syndicales", affirme que le gouvernement a "échoué à vaincre les abus policiers" et classe les conditions carcérales comme figurant parmi "les pires du continent".


