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Les points forts de l'accord kényan, 27 personnes tuées

Kofi Annan.
Vingt-sept personnes ont été tuées dans l'ouest du Kenya dans des affrontements interethniques et par la police, a indiqué samedi la police dans la région, portant le bilan des violences à 37 morts en 24 heures.

"Huit personnes ont été tuées à Nyamira, dont deux ont été retrouvées dans une rivière. A Chepilat, six ont été tuées - deux par des tirs de la police et quatre à coups de machettes. Trois ont été tuées à la machette à Manga", a déclaré sous couvert de l'anonymat un commandant de la police dans la province de Nyanza. A Ainamoi, "huit personnes ont tuées vendredi et deux dans la nuit", a dit un chef de la police locale, Japheth Daido.

Plan d'action
Les camps du président kényan Mwai Kibaki et de son rival Raila Odinga ont signé vendredi un plan d'action commun pour mettre fin aux violences qui ensanglantent le pays. Le parti de l'opposant Odinga, qui conteste la réélection de M. Kibaki le 27 décembre, a néanmoins tenu à souligner qu'il ne s'agit que d'un premier pas, et pas encore d'un accord "qui va mettre fin à la crise" politique.

"Nous sommes parvenus à un accord sur un plan pour régler les questions à court terme, mais aussi à long terme", a déclaré le médiateur de l'Union africaine, Kofi Annan, qui préside depuis jeudi des pourparlers entre des négociateurs mandatés par MM. Kibaki et Odinga. Les deux premiers points de ce plan prévoient "une action immédiate pour arrêter les violences et restaurer les droits et les libertés fondamentaux", et des "mesures immédiates pour régler la crise humanitaire", a expliqué M. Annan.

Point critique
Le troisième évoque "la crise politique actuelle", le point le plus critique. A ce sujet, les deux parties s'engagent à "négocier pour parvenir à une solution". "La résolution de la crise pourrait nécessiter des ajustements du cadre constitutionnel, légal et institutionnel actuel", indique le texte.

M. Odinga, arrivé officiellement deuxième, accuse M. Kibaki d'avoir fraudé lors de l'élection, dont les résultats sont entachés d'irrégularités flagrantes, selon de nombreux observateurs. Les deux parties ont convenu que ces trois points devaient être "réglés" dans une période de 7 à 15 jours, à partir du lancement officiel du dialogue, le 28 janvier.

Long terme
Le quatrième point porte sur des "problèmes et solutions à long terme", qui doivent être réglées d'ici à "un an" et évoque notamment une "réforme" pour régler les conflits fonciers. Un peu plus tôt, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, en visite à Nairobi, s'était déclaré "raisonnablement encouragé par l'engagement et la volonté de tous les leaders politiques (...) qui envisagent désormais la possibilité de résoudre ce problème à travers le dialogue et des moyens pacifiques".

Près de 1.000 personnes ont été tuées et entre 250.000 et 300.000 déplacées dans les violences politico-ethniques qui ont suivi l'annonce des résultats de l'élection fin décembre.

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